« Le meilleur » dépend de ce que vous possédez déjà et de votre façon de vous habiller. Ceci est un guide de décision plutôt qu’un classement.

Si vous achetez la première

Deux modèles sont difficiles à rater.

Le café racer en noir. Minimal, net, sans accessoire qui le date. Il se porte sur un t-shirt, sur une maille fine et sur une chemise, et c’est le seul modèle en cuir qui trouve sa place dans un bureau chic décontracté. En contrepartie, sa coupe ajustée exige une taille juste.

Le bomber dans un brun moyen ou en noir. Le plus indulgent au moment de choisir sa taille, grâce aux bords côtelés qui assurent la mise en forme. Il va du décontracté au chic décontracté, se plie bien et se superpose à plus de choses que le café racer.

Choisissez le café racer si vous voulez que la veste fonctionne dans des contextes plus formels. Choisissez le bomber si vous voulez porter davantage dessous.

Si vous en possédez déjà une

La biker est la deuxième veste naturelle. C’est la silhouette en cuir la plus reconnaissable et celle qui a le plus de présence — la fermeture asymétrique, le revers cranté, la ceinture à la taille. C’est aussi celle dont l’éventail d’usage est le plus étroit, et c’est exactement pour cela qu’elle fait un mauvais premier achat et un bon deuxième.

Une veste d’hiver à doublure matelassée ou en peau lainée est l’autre bon deuxième achat, et le plus pratique si votre première veste est une pièce trois saisons. Le cuir arrête très bien le vent et n’isole presque pas : une veste doublée rallonge donc réellement la saison au lieu de doubler ce que vous avez déjà.

Choisir le cuir

Pour une veste que vous comptez garder, la vachette pleine fleur est la bonne réponse. Elle est plus épaisse et plus longue à s’assouplir, et c’est la seule qualité qui développe une vraie patine.

L’agneau est l’alternative si vous voulez souplesse et légèreté tout de suite, et c’est le meilleur choix pour un bomber, où le tombé compte plus que la tenue. Acceptez qu’il s’éraille plus facilement.

Évitez tout ce qui est décrit seulement comme « cuir véritable » sans autre précision — en pratique, cela désigne généralement une couche inférieure de la peau.

Réussir la coupe

Quatre vérifications, par ordre de difficulté de correction :

  1. La couture d’épaule sur le bord de votre épaule. Impossible à retoucher.
  2. Une main à plat passe entre la veste fermée et votre poitrine. Difficile à retoucher.
  3. La manche s’arrête à l’os du poignet. Généralement retouchable.
  4. La longueur de corps, à la ceinture ou juste en dessous pour une biker et un café racer ; à la hanche pour un bomber. Non retouchable en cuir.

La couleur

Le noir d’abord, si vous n’achetez qu’une veste. C’est le plus polyvalent et de loin le plus fort le soir.

L’espresso ou le tabac ensuite. Ils fonctionnent avec le bleu marine, l’olive, le gris et le crème comme le noir ne le fait pas, et ils vieillissent visiblement, ce qui fait partie de l’attrait.

Le cognac et le fauve sont excellents en automne et plus difficiles dans un hiver urbain.

Combien dépenser

Aux prix de la vente directe, du cuir pleine fleur, des doublures en viscose et des accessoires de marque placent un plancher réaliste autour de 300 à 400 euros. En dessous, l’économie a presque toujours été faite sur la peau.

Au-delà d’environ 700 euros, vous payez en général une peau plus épaisse ou plus rare, davantage de finition à la main, ou un nom. Les trois peuvent en valoir la peine ; aucun n’est nécessaire pour une veste qui dure vingt ans.

La version courte

Achetez de la pleine fleur si vous voulez qu’elle vieillisse. Achetez la coupe qui correspond à votre façon de vous habiller, pas celle qui a le plus de présence. Réussissez l’épaule. Puis portez-la constamment — le cuir est ce vêtement rare qui le rend bien.